Notre histoire

Marie Galliod, fondatrice de la congrégation des Auxiliaires du Sacerdoce

Notre fondatrice, Marie Galliod (1886-1935), est née à Aime, en Savoie. Née dans une famille catholique, elle s’attache au Christ dès son plus jeune âge.

Le 25 décembre 1911, elle reçoit l’inspiration de son œuvre. Elle a 25 ans. Dans le langage de son époque, voici comment elle exprime son expérience:

« Vous fîtes entrer dans mon âme ce désir : m’immoler pour le Sacerdoce, travailler pour le Sacerdoce, donner des auxiliaires au clergé séculier au milieu du monde, humbles servantes du prêtre par la prière, le sacrifice, le dévouement, la réparation, l’action discrète et intelligente…
Vous désirez que ces âmes prient, s’immolent, travaillent, meurent, pour que vos prêtres deviennent d’autres Christ.

Vitrail de la chapelle dédiée au Christ Prêtre - Maison mère de la congrégation des Auxiliaires du Sacerdoce - Paray le Monial

En 1922, grâce à son directeur spirituel, elle découvre que son désir d’aider les prêtres a sa source dans le  Cœur du Christ Prêtre. Il est « l’amour fait prêtre. »

En 1923, Marie Galliod a 37 ans. Elle entame la première étape de la fondation de la congrégation, à Paray-le-Monial :  un temps de noviciat à la Visitation puis la formation du premier groupe. Mais c’est le temps des divisions : que doit-être une « petite auxiliaire du Clergé » ? Se mettre au service direct des prêtres ? Etre ouvert à tout apostolat ? Quelle place pour la prière et la vie communautaire ?
Saint François de Salles et Saint Ignace de Loyola, mais aussi Sainte Thérèse de Lisieux enrichissent la spiritualité « sacerdotale ».

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En 1926, la congrégation est reconnue par Rome. Mère Marie Magdeleine de la Croix, avant de décéder en 1935, à 49 ans, a bâti les fondations de la congrégation, aussi bien en pierres, que spirituellement. Elle conçoit avec un architecte la première chapelle dédiée à Jésus Prêtre au cœur de la maison mère qu’elle fait construire à Paray-Le-Monial.

L’histoire de celles que l’on appelle pas encore Auxiliaires du Sacerdoce ne s’arrête pas là. Au contraire, elle ne fait que commencer. La fondatrice avait déclaré peu de temps avant sa mort: « J’ai besoin de saintes dans les rues, dans les maisons, sur les places publiques, dans les œuvres. » De fait, elle n’avait pas souhaité avoir d’œuvres propres. Des évêques, des prêtres ont fait appel aux sœurs dans leurs paroisses, notamment pour le catéchisme et le patronage, ou dans des œuvres d’éducation, comme le lycée technique du Mayet de Montagne . Puis, pour subvenir aux besoins de la congrégation, des sœurs sont devenues infirmières à domicile. Découvrant tout le sens d’une présence dans le monde ouvrier, notamment par la JOC et l’ACO, certaines sont envoyées travailler en usine. D’autres deviennent travailleuses familiales. Une se dédie même aux prostituées de Paris! En 1962, des communautés s’installent en HLM.

Femmes tchadiennes

Au même moment, vient l’appel à aider l’Eglise naissante du Tchad (1958) et l’Eglise du Brésil (1962). Nous resterons jusqu’en 2003 en Afrique, travaillant dans la santé et le développement, mais aussi dans la formation des catéchumènes. Au Brésil, une sœur pionnière, Anne Roy, vivra en favela à Rio de Janeiro. au côté d’une laïque, Renée Delorme, alliant la catéchèse populaire aux soins infirmiers. D’autres suivront, d’abord isolées, puis formant communauté dans la Bahia, où nous sommes encore.

Aujourd’hui, la diminution des vocations religieuses nous conduit à inventer de nouvelles manières de vivre le beau charisme qui nous a été confié.