Que dit l'Eglise sur le travail ?

Le travail, on en parle dans les Evangiles et à la messe ?

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... qu'en dit la doctrine sociale de l'Eglise ?

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...est-ce que c'est compatible avec la vie religieuse ?

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... on peut le vivre en chrétien ?

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... c'est bien, mais quand est-ce qu'on se repose ?

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Discerner pour décider,

 

Ce livre écrit par Laurent Falque et Bernard Bougon donne des repères pour prendre des décisions en accord avec ses valeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

parcours Zachée

Une proposition de la communauté de l'Emmanuel pour se former sur la doctrine sociale de l'Eglise, partager avec d'autres son expérience professionnel, et prier ensemble.

 

 

proposition MAGIS pour les 30 40 ans août 2017

 

 

 

Ecoutez une conférence de Joseph Thouvenel Vice-Président de la CFTC la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens :

Les grands enjeux et les grands défis du monde du travail aujourd'hui en France et dans le monde (MP3... le son s'améliore au bout de 2 minutes !)

Merci à Frère Jean-Marc Miele, religieux de la Société Saint Vincent de Paul

 

 

 

 

Le travail : on en parle dans les Evangiles et pendant la messe?

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 1-16)
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.

Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.

Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.'

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !'

Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?' Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

 

Lire aussi l'article de Pierre Debergé : Le travail dans la Bible, dans la tradition judéo-chrétienne et dans l'Enseignement de l'Eglise

 

Au début de la liturgie eucharistique : présentation des offrandes

"Tu es béni, Dieu de l'Univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes. Nous te le présentons, il deviendra le pain de la vie.Béni soit Dieu, maintenant et toujours."

"Tu es béni, Dieu de l'Univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la terre et du travail des hommes. Nous te le présentons, il deviendra le vin du Royaume éternel. Béni soit Dieu, maintenant et toujours."

Tu me diras que c'est vrai, mais qu'il y a aussi toute la peine que l'on se donne Tu as raison. D'ailleurs écoute ce que dit la liturgie: « Fruit de la terre et du travail des hommes ». La vie n'est pas uniquement don reçu. Elle est aussi le fruit du travail. Il a fallu s'en occuper, travailler, oeuvrer pour que les dons reçus soient d'abord accueillis, et puis entretenus, et déployés.

La vie est un don merveilleux, mais elle est fragile et demande beaucoup de soin pour la respecter, pour qu'elle grandisse... C'est un don merveilleux qu'une vie confiée à nos soins. Mais que de travail, et que de travail sur soi pour accompagner sa croissance en essayant d'être juste, de tenir sa place et rien que sa place...

Certes tout amour est un don merveilleux qui vient de Dieu, mais il a besoin que l'on en prenne soin, jour après jour, avec délicatesse et attention. C'est du travail tout cela... Le pain de nos vies est pain descendu du ciel et il est aussi pain pétri de nos mains. Impossible de célébrer la messe s'il manque du pain ou du vin. On en connaît la vraie raison: pas d'eucharistie sans des vies d'hommes, la nôtre, celle de l'Église... et pas seulement notre vie ni celle de l'Église mais aussi celle de la multitude, des autres croyants, de ceux qui ne savent pas, de ceux que cela indiffère, car ce sacrement ne saurait être « pour nous » s'il n'était en même temps «pour la multitude », une messe sur le monde qui embrasse toute la création. Garde précieusement ces paroles « Pour vous et pour la multitude... »

Christian Salenson
Dans Catéchèses mystagogiques pour aujourd'hui, Editions Bayard, 2008

 

 

Le travail : qu'en dit la doctrine sociale de l'Eglise ?

un site à consulter : www.doctrine-sociale-catholique.fr

 

Laborens exercens : encyclique du Pape Jean-Paul II sur le travail humain (1981)

Grâce au travail, doivent se multiplier sur la terre, non seulement les fruits de notre activité mais aussi la dignité de l'homme, la communion fraternelle et la liberté. Puisse le chrétien, qui se tient à l'écoute de la parole du Dieu vivant et qui unit le travail à la prière, savoir quelle place son travail tient non seulement dans le progrès terrestre mais aussi dans le développement du Royaume de Dieu auquel nous sommes tous appelés par la puissance de l'Esprit Saint et par la parole de l'Evangile.

Lire l'encyclique en entier

voir aussi : Gaudium et Spes, l'Eglise dans le monde (Vatican II, 1965)

Léon XII, Rerum novarum, 1891

Paul VI, Populorum progressio, 1967

Benoit XVI, Caritas in veritate, L'amour dans la vérité, 2009

 

 

Le travail : est-ce que c'est compatible avec la vie religieuse ?

Une Auxiliaire du Sacerdoce envoyée travailler comme ingénieur témoigne :

Il m'a été posé la question : « Quel est le sens théologique de ton envoi ? »

C'est vrai au fait, que peut dire sur Dieu d'être religieuse et d'exercer la profession d'ingénieur à temps plein ? Aujourd'hui - et cela pourra encore évoluer - je vois deux messages essentiels :

Cela dit l'Incarnation de Dieu et la prend au sérieux. Nous croyons en un Dieu qui s'intéresse à la vie des hommes. Il ne reste pas dans « les hauteurs du ciel ». Il s'est incarné (devenu homme) en la personne du Christ, vrai Dieu et vrai homme. Il est né au début du premier siècle de notre ère, il a grandi, travaillé, et marché sur les routes de Palestine.

Cela dit l'amour de Dieu pour tous les hommes. Ce métier d'ingénieur est technique, à un poste de responsabilité.
Il ne dit pas la compassion ou le soin comme le travailleur social ou le soignant.
Cet envoi de l'Eglise dit que le Christ est venu pour tous les hommes, les « riches » comme les « pauvres », les « pauvres » comme les « riches ».

Quelques envois de ce type sont indispensables pour rappeler cette universalité de l'amour de Dieu lorsque les chrétiens développent, à juste titre, une option préférentielle pour les pauvres. Il n'est pas en concurrence avec les envois plus sociaux ou médicaux. Il se vit en complémentarité avec eux. Cette complémentarité est nécessaire pour ne pas biaiser l'annonce du salut pour tous, sans exclusion.

Mireille

voir aussi la page Pour une théologie du travail (une intervention du jésuite Etienne Grieu auprès des religieuses travaillant en milieu non confessionnel)

 

Le travail : on peut le vivre en chrétien ?

voir sur le site des Semaines Sociales de France la session 2013 : Réinventer le travail

 

Témoignage

Je me rends compte que mes activités rémunérées et mes engagements se rejoignent, m'enrichissent (dans tous les sens du terme) et me façonnent. Moi qui suis co-créateur du monde, je suis aussi créé par mon travail, qui me fait devenir. Ma vie professionnelle a facilité certains engagements et ces derniers ont fertilisé la façon dont j'exerce mes responsabilités au bureau.

Demain, je prendrai ma retraite. Cela ne me dispensera ni de faire fonctionner mes neurones ni de me sentir responsable du monde dans lequel je vis. Je pense à cette belle phrase de Khalil Gibran, dans le Prophète :

« Lorsque vous travaillez, vous accomplissez une part du rêve de la Terre.. Le travail est l'amour rendu visible. »

Je continuerai donc à travailler. Par amour.

 

Jacques Pirson dans le journal Aujourd'hui des Chrétiens n°265 janvier 2008 – Le travail professionnel

 

Une relecture de l'encyclique Populorum progressio par des jeunes

A travers le travail, l'homme peut progresser, dans l'effort et le partage avec les autres dans un objectif commun de construction. Le travail est un don de Dieu. Il est l'une des activités qui permet aux hommes d'avancer ensemble dans la créativité.

La notion de partage, à travers le travail, permet aux hommes de progresser, de s'aider et de mieux se connaître.

Le travail pose question ; il est ambivalent.

D'une part il permet au travailleur d'avoir de l'argent, un statut, une reconnaissance sociale, une certaine jouissance et un pouvoir. D'autre part, le travail peut attiser les discriminations et les inégalités sociales. Il peut dresser les hommes les uns contre les autres. De plus en plus, les hommes poussés par le libéralisme, risquent de devenir égoïstes poussant d'autres à se révolter.

La valeur du travail est de développer la conscience professionnelle, le sens du devoir et les relations fondées sur l'Homme.

Le travail n'est humain que s'il demeure intelligent et libre. Dans son travail, le chrétien doit être le témoin des valeurs proposées par l'Eglise à la suite du Christ.

Le monde du travail est aussi un lieu où doivent s'exercer la solidarité et l'ouverture aux différences raciales, sociales, sexuelles et physiques.

 

Extrait de « Notre charte de volontariat, une relecture libre, militante et solidaire de l'encyclique Populorum Progressio » - Délégation Catholique pour la Coopération - 2007

 

Le travail : c'est bien, mais quand est-ce qu'on se repose ?


(…) Travail, famille, amis, loisirs, engagements divers, réunions tous azimuts, déplacements fatigants occupent jusqu'au débordement. Il est urgent d'entendre cette invitation « détendez-vous », non comme un voeu pieux inefficace ou une activité supplémentaire, mais comme un choix déterminant pour un mieux vivre.

Le propre de la détente, c'est de nous pacifier, de nous rendre à nous-même et aux autres en permettant de nous construire ou reconstruire, de trouver équilibre, unité, intériorité nécessaires à la vie relationnelle. La détente transforme la personne. Si les difficultés objectives demeurent, le fait d'être détendu change son rapport au réel, met de la distance et donc de la liberté, permet d'assumer et même d'agir sur le réel.

(..) Il y a, par exemple des gestes simples : (..) Se faire un horaire et interrompre le travail jusqu'au lendemain, le monde continuera à tourner. Contempler ce qui nous entoure (..), faire silence en stoppant le cinéma intérieur. S'émerveiller des créatures, y compris humaines, du bien que certains font, prendre le temps sans se précipiter toujours pour faire le maximum. Toutes choses, comme tant d'autres, qui laissent couler en soi la source qui fait vivre.

Prendre du temps pour Dieu, avec Dieu, alors qu'on est si occupé, qu'il y a tant de choses urgentes où l'on est si indispensable, est un défi, mais combien fécond ! Ces rendez-vous d'amour ne sont pas une surcharge ou une fatigue supplémentaire, car ce qui est à faire et à vivre n'en pâtit pas, au contraire ! Un cadre supérieur, au cours d'une retraite dans la vie découvre que se lever plus tôt pour faire oraison avant de partir au travail, loin de le fatiguer le met en forme et qu'il vit bien mieux sa journée. Il n'a donc plus d'excuse pour ne pas prier. Ce temps source fait partie des priorités.

De même, ces courts moments de relecture au soir de la journée, ou d'offrande au réveil font vivre autrement, au quotidien.

Extrait d'un article de Françoise LESAVRE dans la revue Vie Chrétienne n°519

voir aussi la nouvelle revue Vie Chrétienne, n°26 de décembre 2013 : Exister au travail


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