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immeuble où vit la communauté*


Communauté des Auxiliaires du Sacerdoce à
Chalon

 

adresse de la communauté

Le Quartier

Les auxiliaires sont présentes aux Prés St Jean au nord-est de Chalon sur Saône depuis 1969.
Une cité agréable à vivre dans un vaste espace de verdure, et maintenant un moyen de transport rénové. Un pôle santé avec des locaux visibles et accessibles est en voie de construction.
La « centralité » du quartier est renforcée par un nouvel équipement commercial et par un ensemble de services publics : maison de quartier, maison des associations, bibliothèque, terrain de loisir, relais poste et l’église St Paul.

L’ensemble compte aujourd’hui 6.500 habitants. Au fil des années, la population a évolué. Actuellement, elle compte :

• 40% de jeunes entre 25 et 40 ans
• 30% de familles monoparentales
• 26% d’origine étrangère
• 1 jeune sur 3 est au chômage

La communauté

En communauté aujourd’hui, nous sommes 3 sœurs retraitées et nous côtoyons des gens de tous âges, tous pays, toutes cultures. A notre mesure, nous vivons une proximité, une présence qui favorisent la fraternité entre tous.

Cela simplement, dans les rencontres habituelles, la participation et la vie associative qui lutte contre la solitude, les pauvretés. Cette vie reçue et donnée, nous la portons ensemble par la partage et la prière.

L’essentiel de notre mission d’auxiliaires : témoigner de l’amour de Dieu pour chacun, être signes de la Bonne Nouvelle de l’évangile. Nous sommes heureuses de vivre le projet de Diaconia 2013 où nos engagements prennent leur dimension d’Eglise.

ChantalChantal

Depuis peu à Chalon sur Saône, je découvre ce grand ensemble des Près-St-Jean, avec le désir de rejoindre sa population, qui passe par un engagement à la C.L.C.V. (Consommation, Logement et Cadre de Vie) et la mission ouvrière.

J’ai reçu un appel du prêtre de la paroisse St-Paul pour intégrer l’EAP (équipe d'animation pastorale) .Cette présence à l’EAP va renforcer le lien de notre communauté avec l’Eglise locale pour sa mission d’évangélisation.

En communauté, nous essayons de donner de la valeur aux liens que nous tissons avec les personnes qui nous entourent.
Ma foi enracinée dans le Christ me révèle un Dieu d’Amour qui se passionne pour l’humanité.


« Nous croyons que là où commence le dialogue et où se créent des liens de fraternité le peuple de Dieu est en germe ». (extrait des constitutions de la congrégation)

IrèneIrène

Dans la cité, j’anime chaque semaine, un atelier créatif et convivial du Secours Catholique pour les femmes immigrées.

J’accompagne une personne pour l’apprentissage du français et je participe à une équipe A.C.O portugaise (Action Catholique Ouvrière).

A la Régie de quartier, je retrouve des personnes sans lien avec la communauté chrétienne. Ma présence fraternelle est bien accueillie, elle est importante pour elles, l’église et les auxiliaires.

A Artisans du monde, je fais partie d’une équipe de bénévoles, pour soutenir des petits producteurs de sud, vendre leurs produits en assurant leur développement.

J’assure une permanence d’accueil à la paroisse un après-midi par semaine. Pour notre communauté, c’est un lien avec l’église locale.

Tout ceci répond à l’appel lancé par les évêques de France à tous les membres de l’Eglise : Diaconia.

« Servir la fraternité », « aller à la rencontre du frère venu d’ailleurs ». A la suite de Jésus, venu pour servir et donner sa vie pour ses frères.

 

Jeanne-Antoinette

De retour à Chalon, ma vie religieuse se poursuit par cet envoi en cité populaire, en solidarité avec l’Eglise dans le monde, forte de ce texte de Congrégation qui me donne de croire que « que là ou commence le dialogue, où se créent de lien de fraternité le peuple de Dieu est en germe »


Disciple et Apôtre, je suis appelée à me faire proche de toute humanité, c’est là que s’inscrit ce nouvel envoi. Il me permet de signifier à ma mesure que « la fraternité est possible ; partout où vivent des hommes »


Avec d’autres bénévoles, la vie associative auprès d’enfants ou d’adultes dans l’apprentissage du Français prend mon temps, et fortifie mon espérance pour un avenir ancré dans la foi et l’amour offert à tous. Quelques lieux de paroles et d’approfondissement de cette
vie partagée sont porteurs de l’espérance qui m’habite.

Place de la fraternité

 

 

 

Le 1er octobre 2017, la communauté a fété les 60 ans de vie religieuse de Jeanne-Antoinette et Irène à la paroisse Saint Paul

Jeanne Antoinette, Chantal et Irène pour les 60ans de vie religieuse de Jeanne et Irène

de gauche à droite: Jeanne Antoinette, Chantal et Irène

60 ans, ce temps lointain où nous nous sommes risquées à répondre à l’appel du Christ dans la Congrégation des « Petites Auxiliaires du Clergé » pour une mission dans le monde et dans l’Eglise.

Ce 1er Octobre 2017 nous étions donc à l’honneur. Nous avons été nommées par une intention de prière qui rejoignait toutes les vocations, soulignant le souhait du Pape : « Regarder le passé avec reconnaissance ; vivre le présent avec passion ; embrasser l’avenir avec espérance. »

En fin de célébration, nous sommes appelées à l’autel et là des fleurs nous sont offertes avant d’entraîner l’assemblée dans une procession de sortie festive.

Puis ce sera le repas partagé et l’expression par un jeu de tous les engagements vécus par le peuple de Dieu, les chrétiens de nos cités, la paroisse Saint Paul, ce qui a retenu l’attention de tous. Ensuite sollicitées par Dominique, notre curé, nous nous sommes prêtées l’une et l’autre à donner un petit témoignage de ces 60 ans de vie religieuse.

 

 

Irène

FAIM ET SOIF DE LA JUSTICE

Témoignage donné à la récollection diocésaine en présence de note Evêque Benoit Rivière le samedi 17 février 2018 à l’église St-Paul de Chalon/Saône par Irène, as.


La justice, c’est bien ce que nous désirons tous pour toute l’humanité, c’est du moins ce que je désire personnellement.

Accueillir les immigrés est une exigence pour nous chrétiens, c’est une question de justice et d’amour.
Le migrant n’est pas seulement un individu à accueillir, à respecter, à aimer, mais une personne aimée de Dieu. L’image du Christ est imprimée en lui. Il est fils de Dieu. D’ailleurs, c’est ce que nous proclamons dans notre prière et dans l’eucharistie: "Notre Père", notre Père à tous.

Les migrants sont venus chez nous pour chercher un endroit meilleur pour eux et leurs familles. Malheureusement, ils ne trouvent pas toujours la compréhension autour d’eux et ils en souffrent. Créés à l’image de Dieu, ce sont des frères et des sœurs à respecter et à aimer tout simplement.

Des paroles de la Bible sont éclairantes pour moi :
Dans le Lévitique nous trouvons déjà ceci: « L’immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, tu l’aimeras comme toi-même car vous-mêmes, avez été immigrés au pays de l’Egypte, je suis le Seigneur Dieu »

Dans l'Evangile selon Saint Mathieu (chapitre 25), nous apprenons que tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ qui s’identifie à l’étranger de toute époque, accueilli ou rejeté.

Dans la constitution apostolique concernant les migrants Exsul Familia Nazarethana de 1952, il est dit : « Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Eglise tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur ».

Le Pape François nous interpelle souvent à ce sujet, il nous en a donné l’exemple en accueillant au Vatican des familles.

 

Oeuvre de Nizar Ali Badr, artiste syrien
Oeuvre de Nizar Ali Badr, artiste syrien

 

A Chalon, en 1964, à cause des démolitions de logements, 117 travailleurs algériens devaient, être expulsés. Il n’était pas possible de leur procurer un toit malgré les efforts de la municipalité. Quelques laïcs en mouvement et les prêtres de Chalon, en accord avec leur évêque, ont réfléchi et ils ont décidé que, s’il n’y avait pas de solutions humaines, l’église St-Pierre serait ouverte la nuit aux sans-abris. Ils ont mis en œuvre la parole de Jean XXIII: « Tout être humain a droit à des moyens suffisants pour une existence décente ». L’habitation est un de ces moyens.

A St-Paul, dans cette maison, nous accueillons chaque semaine des femmes immigrées dont plusieurs sont demandeurs d’asile. Elles viennent déposer leur fardeau et vivre un temps de convivialité. Cet atelier convivial est un moyen de sortir, de se soutenir, de s’encourager. C'est aussi un moyen de mettre en œuvre leurs talents, puisqu’elles n’ont pas le droit de travailler pour subvenir à leurs besoins, ce qu’elles désirent vraiment pour leurs familles. Une souffrance pour elles. Chaque semaine, elles vont servir gratuitement au Resto du cœur, à la banque alimentaire, à la soupe populaire et à la paroisse.

Les limites imposées par les lois ne doivent pas nous empêcher de vivre avec ces familles la solidarité, la fraternité, l’entraide. C’est une justice, la justice de Dieu, qui n’est pas celle des hommes. Je suis toujours dans l’admiration de ces familles qui viennent aux repas partagés, où elles sont heureuses d’apporter leur part pour le repas. Leur dynamisme, leur courage, leur joie nous font relativiser nos petites difficultés et nous remettent en question. Certaines, pour le moment, sont très inquiètes pour leur avenir, avec la peur d’être renvoyées dans leur pays d’origine, qu’elles ont dû quitter pour différentes raisons. Notre présence fraternelle est un soutien pour elles.

Avec ma communauté, nous portons ces familles dans la prière et l’eucharistie. Nous pensons aussi à toutes les familles de Saône et Loire et d’ailleurs qui vivent les mêmes réalités. Il nous arrive de réagir et de dire une parole constructive à des personnes plutôt négatives par rapport à ces familles venues chez nous.

En conclusion, je dirais :
Oui cette faim et soif de la justice habite notre cœur et nos mains et nous interpelle au quotidien. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, ils seront rassasiés », nous dit Jésus. (Mt 5,6)

Oeuvre de Nizar Ali Badr, artiste syrien

 

 

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