Foire aux questions

  1. Est-ce que les sœurs de votre congrégation portent un habit ?
  2. Est-ce que vous êtes de « vraies religieuses » ?
  3. Est-ce que vous aidez les prêtres ?
  4. Vous vivez dans un couvent ?
  5. Comment savoir si je suis faite pour la vie religieuse ?
  6. Que dois-je faire pour entrer dans votre congrégation ?
  7. Vous êtes jésuites ?
  8. Vous êtes nombreuses ?
  9. Vous êtes dans quels pays ?
  10. Y a t-il des jeunes dans la congrégation ?
  11. Est-ce que la congrégation accepte des familles ou des hommes célibataires ?
  12. Vous donnez des retraites ? Avez-vous un centre spirituel ?
  13. Vous faites quoi ? Vous avez des œuvres ?
  14. Y a-t-il une formation pour devenir religieuse 

1.Est-ce que les sœurs de votre congrégation portent un habit?

Non. Notre fondatrice souhaitait que les sœurs puissent évangéliser en tout lieu, et pour cela, être habillées « comme tout le monde ».

2. Est-ce que vous êtes de « vraies religieuses » ?

Oui ! Du point de vue du droit canonique, la vie religieuse se définit par une année minimum de noviciat, des vœux publics et la vie en communauté. Les Auxiliaires du Sacerdoce prononcent des vœux temporaires à la sortie du noviciat, qu’elles renouvellent jusqu’à la décision de s’engager définitivement dans la congrégation. Elles font alors leurs vœux définitifs ou perpétuels. Les vœux sont les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, à la suite du Christ, dans la congrégation. Nous vivons en petites communautés de trois ou quatre sœurs.

Du point de vue de notre fondatrice, la « vraie » vie religieuse se caractérisait aussi par une vie de prière personnelle. Elle voulait que nous soyons des contemplatives dans l’action.

3. Est-ce que vous aidez les prêtres ?

Pas forcément directement ! Nous nous appelons auxiliaires du Sacerdoce, en référence au Sacerdoce du Christ. Nous sommes au service de l’Eglise. Cela nous conduit à collaborer avec les prêtres et avec les laics, mais certaines d’entre nous sont envoyées exercer leur profession en milieu non confessionnel. En effet, comme le dit une de nos sœurs, Marie Emmanuel, « le sacerdoce n’est pas une fonction à remplir, mais l’amour du Christ à rayonner, amour symbolisé par le cœur transpercé, et célébré dans le partage du pain eucharistique. »

4. Vous vivez dans un couvent ou un monastère?

Non. Nous vivons en petites communautés en appartement ou maison.

5. Comment savoir si je suis faite pour la vie religieuse ?

Si tu sens en toi cette question, le mieux est de rentrer en contact avec le service des vocations de ton diocèse. Tu peux allez voir le site de la vie religieuse contemplative et celui de la vie religieuse apostolique. N’hésite pas à parler à des religieuses que tu connais, voire à te faire inviter chez elles. Les religieuses ignatiennes proposent trois week-end dans l’année. Ce qui est sûr est que suivre le Christ de cette manière est risqué. Mais donner sa vie au nom de l’Evangile, pour le Royaume, est source de joie profonde.

6. Que dois-je faire pour entrer dans votre congrégation ?

Tout d’abord, il te faut savoir que notre congrégation, comme beaucoup d’autres, est vieillissante. C’est la crise des vocations en France et au Brésil. Pour cette raison, nous avons décidé, provisoirement, de fermer le noviciat en France et de garder celui du Brésil.
C’est pourquoi, nous te suggérons de prendre le temps de découvrir notre charisme et notre réalité au travers de ce site et de notre page facebook, puis d’entrer en contact avec nous par mail.

7. Vous êtes jésuites ?

A proprement parler, non ! il n’y a pas de branche féminine chez les jésuites. Mais nous partageons la même spiritualité, héritée de leur fondateur, Saint Ignace de Loyola. Nous vivons une partie de la formation initiale avec eux et d’autres congrégations féminines ignatiennes. Nous faisons partie de la famille ignatienne, qui regroupe religieux et laïcs vivant de cette spiritualité.

8, Vous êtes nombreuses ?

Non, nous n’avons jamais été une grosse congrégation. Actuellement nous sommes moins de 70 sœurs, dont un certain nombre en EHPAD.

9. Vous êtes dans quels pays ?

Nous sommes en France, lieu de fondation de la congrégation, et au Brésil.

10, Y a t-il des jeunes dans la congrégation ?

Oui, il y en a, mais pas beaucoup. Ce n’est pas facile, car on se sent plus fort quand on fait partie d’un groupe nombreux et dynamique. Mais il y a de la vie dans notre congrégation, y compris chez les plus âgées. Et une grande fidélité au Christ… Celles qui rentrent aujourd’hui auront sûrement à inventer une nouvelle manière d’être auxiliaire du Sacerdoce. C’est un vrai défi, mais c’est passionnant !

11, Est-ce que la congrégation accepte des familles ou des hommes célibataires ?

Non, nous sommes un institut uniquement féminin. En revanche, la famille « Auxiliaires du Sacerdoce » comprend des laïcs qui partagent notre spiritualité.

12. Vous donnez des retraites ? Avez-vous un centre spirituel ?

Nous n’avons pas de centre spirituel, mais nous donnons des retraites, soit en collaboration avec un centre spirituel soit à la demande d’une paroisse ou d’un groupe. Actuellement, une de nos communautés habite la Maison de la Parole, à Meudon, qui est une maison d’Eglise du diocèse de Nanterre. Dans ce lieu, les sœurs, en collaboration avec des laïcs, donnent des retraites d’une journée ou d’une matinée.

13, Vous faites quoi ? Vous avez des œuvres ?

Nous n’avons pas d’œuvres, ni établissement scolaire, ni centre social ou hôpital. Mais cela ne nous laisse pas inactives ! Nos missions dépendent des appels entendus. Nous pouvons recevoir un appel communautaire ou personnel. Nous répondons en fonction de nos compétences et de notre disponibilité. Le discernement est fait en dialogue avec la supérieure générale. C’est elle, en dernier ressort, qui décide et qui nous envoie. Certaines sœurs reprennent tout simplement la profession qu’elles exerçaient avant d’entrer au noviciat. D’autres sont envoyées se former en théologie et/ou dans un autre domaine. D’autres enfin sont envoyées travailler en paroisse ou pour un diocèse. Ce qui nous unit est le désir commun de « contribuer pour notre modeste part, à révéler au monde, par notre conduite et par nos œuvres, ce qu’est l’amour immense, insondable, du Fils de Dieu pour l’humanité. »

14. Y a-t-il une formation pour devenir religieuse ?

Oui. Il y a une formation initiale et une formation permanente. Cette formation est interne à la congrégation.

Il y a souvent un temps plus ou moins loin de connaissance de la congrégation. Au Brésil, on parle d’aspirantat et de postulat. Durant ce temps, la jeune garde son travail et son logement. Elle les quittera si elle entre au noviciat.

Le noviciat est de deux ans. C’est une formation spirituelle destinée à discerner sa vocation. Temps de désert, de rupture avec sa famille, ses amis et ses habitudes, c’est un temps de remise de soi et d’expériences. C’est l’occasion aussi de mettre en place une vie de prière et d’éprouver la vie communautaire. C’est aussi un temps de formation sur la vie religieuse et sur la congrégation.

A la fin du noviciat, si la novice souhaite entrer dans la congrégation et si la congrégation l’accepte, elle fait ses premiers vœux et reçoit une première mission. Elle entame alors la dernière étape de la formation initiale. Comme jeune professe, elle est encore appelée à discerner si ce qu’elle vit dans la mission confirme sa vocation. En général, c’est le moment où elle peut suivre des cours de théologie ou une formation adaptée à ses compétences et aux nécessités de la mission. Elle continue à réfléchir sur la vie religieuse et à approfondir le charisme et l’histoire de la congrégation.

Entre 6 et 9 ans après ses premiers vœux, la jeune professe pourra demander à faire ses vœux définitifs. Mais la formation ne s’arrête pas là. Toutes les religieuses « perpétuelles » sont appelées à s’informer, se former réfléchir jusqu’à la fin de leur vie ! Sans parler de la retraite annuelle selon les Exercices Spirituels de Saint Ignace qui leur permet de relire leur mission et leur vie religieuse.