Chaque année, trois week-end sont proposés pour les femmes qui se posent la question de la vie religieuse ignatienne. En novembre, un petit groupe de femme s’est retrouvé pour le premier week-end et elles étaient heureuses de se retrouver avec d’autres plus ou moins à la même étape. Le prochain week-end est dans un mois, du 6 au 8 mars prochain, à Paris, sur le thème des voeux.
N’hésitez pas à inviter celles que vous rencontrez et qui pourraient être intéressées par la proposition ou à relayer cette information autour de vous !
Suite à une décision du chapître 2018, dans la ligne du synode sur l’Amazonie qui a eu lieu en octobre 2019, la congrégation a décidé d’envoyer trois soeurs dans le « quasi-diocese » d’Itacoatiara, Etat d’Amazonas. L’évéque, Dom José Ioniliton, lui-même religieux, a fait appel aux congrégations féminines et masculines pour renforcer l’Eglise locale.
C’est le 2 février 2020, fête de la vie consacrée, que Rosemary, Jacinete et Anne ont quitté l’Etat de la Bahia où elles vivaient en communauté (à Salvador et Valença).
Elles ont participé à l’assemblée diocésaine les 15 et 16 février et s’installeront sur leur lieu de mission le 23. L´évêque leur a demandé d’être aux services de deux paroisses, Itapiranga et Silves, et d’aider à la formation des laics. Elles seront logées dans la ville d’Itapiranga.
Carte de la région Nord et Nordeste du Brésil, oú se trouve les soeurs Auxiliaires du Sacerdoce
Dimanche 8 décembre, Marie Laure a fêté 40 ans de vie religieuse, entourée des deux communautés de Valença et Salvador (Brésil).
En 1979, Marie Laure a prononcé ses premiers voeux ( à l’époque, on parlait de promesses!). Elle a d’abord été envoyée en Seine Saint Denis pour exercer sa profession d’assistante sociale et travailler auprès des jeunes lycéens de Villemonble. Puis en 1983, elle part pour le Tchad où elle restera 15 ans. Arrivée en pleine guerre civile, elle sera appelée à « travailler au coude à coude avec des professionnels tchadiens au développement de leur pays ». (Lire le témoignage complet dans le livre Tchad: un appel, une aventure partagée, p.204-207).
De retour en France, elle rentre au CCFD en 1999 , au service animation, faisant le lien entre le CCFD et la vie religieuse.
En 2003, elle est élue supérieure générale de notre congrégation, et son mandat sera renouvelé en 2008.
Elle est ensuite envoyée au Brésil, dans la Bahia. Parmi ses divers engagements, elle collabore avec des femmes de la paroisse à un projet appelé « rede », qui en brésilien signifie « réseau » et « filet ». Ce projet est destiné aux habitants les plus pauvres de la partie rurale de Valence. Il mobilise 75 professionnels de la santé qui s’engagent à soigner gratuitement quelques personnes par mois, mais aussi des avocats, et d’autres prestataires de service.
« Vous n’avez pas seulement à vous rappeler et à raconter une histoire glorieuse, mais vous avez à construire une grande histoire! Regarder vers l’avenir où l’Esprit vous envoie pour faire encore avec vous de grandes choses » (Jean Paul II, Vita Consecrata, 1996, nº110)
Mardi 10 décembre, Jacinete, soeur Auxiliaires du Sacerdoce en communauté à Salvador de Bahia, au Brésil, a présenté son devoir de fin d’études de théologie.
Son travail a porté sur le sacerdoce des baptisés, thème en lien étroit avec notre charisme d’Auxiliaires du Sacerdoce ! Jacinete s’est plus particulièrement penchée sur les fondements bibliques, sous l’angle de l’élection, mais elle a aussi travaillé les textes de notre fondatrice et divers témoignages de soeurs et d’amis laïcs qui nous connaissent et partagent notre charisme.
Ce qui a motivé son travail est de constater que beaucoup de chrétiens vivent profondément leur sacerdoce batismal sans en être conscients. Comment mettre des mots sur ce qu’est la consacration batismale, prêtre, prophète et roi, tant pour chacun des baptisés qu’au niveau de la communauté chrétienne?
Cela a été pour la communauté de Salvador l’occasion de rencontrer le professeur qui a accompagné son travail. Il se trouve que ce professeur, P. Xavier Bizard, est un prêtre français de la communauté de l’Emmanuel, supérieur de la maison de formation des séminaristes pour l’Amérique Latine.
Avec lui, nous avons traversé rapidement la Bible pour voir la grande différence entre les prêtres de l’Ancien Testament et ceux qui s’inscriront dans la Tradition Apostolique, après l' »unique grand prêtre », Jesus Christ. Xavier nous a rappelé que le Christ ne s’est pas présenté comme sacerdote, mais sa manière de vivre a été entièrement sacerdotale
Dans le monde populaire où nous sommes immergées, il nous a invitées à témoigner du « coeur sacerdotal de Jésus« , expression que notre fondatrice avait reçu dans la prière et qui met l’accent sur l’essentiel: « l’amour qui l’a fait prêtre » .
Jacinete, soeur Auxilaires du Sacerdoce, entourée des ses compagnons d’étude et de quelques professeurs, au cours de la messe d’action de grâce. Sur la photo, elle est la 4ème en partant de la gauche.
Les Supérieur(e) s Majeur(e) Ignacien (ne) s (SMI) de 32 Instituts Religieux (1) comprennent plusieurs centaines de religieux (ses) s’inspirant de l’esprit de St Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. Ils témoignent aujourd’hui du malaise et des difficultés rencontrées par les femmes au sein de l’Eglise.
Religieux et religieuses ignatiens, nous essayons de
vivre de l’esprit d’Ignace de Loyola qui recommandait de « sentir avec l’Église
», c’est-à-dire d’avoir le sens de l’Église. À l’heure où notre Église traverse
une crise importante, le pape François invite le peuple de Dieu à relever le
défi, à lutter contre le cléricalisme qui fait le lit de « l’entre-soi » et
d’une conception abusive de l’autorité. Encouragés par cette invitation, nous
désirons apporter notre témoignage.
La vie religieuse ignatienne est constituée de
communautés d’hommes (les jésuites, et les Pères blancs) et de communautés de
femmes (très nombreuses). Nous nous sentons bénéficiaires d’un même héritage
spirituel. Les novices, hommes et femmes, apprennent dès les premiers mois de
leur vie religieuse à se rencontrer, se connaître, se former ensemble. Bien
souvent nous nous retrouvons ensuite, avec des laïcs de spiritualité
ignatienne, au service d’une même mission dans des centres spirituels, des
revues, des lieux de formation, des propositions pour les jeunes… Depuis
longtemps, des femmes parmi nous accompagnent les Exercices Spirituels, qui
sont le cœur et la source de notre spiritualité, de notre vie religieuse et de
notre mission. Elles forment et supervisent d’autres accompagnateurs, laïcs ou
prêtres. Nous constatons que cette collaboration entre hommes et femmes est
essentielle à la fécondité de notre mission.
La diversité de nos insertions nous donne d’entendre
des échos très divers de la vie de l’Église en France. Nous rendons grâce pour
toutes les expériences de fraternité qui s’y vivent, à tous les niveaux :
diocésain, paroissial, communautaire… Toutefois, nous ne pouvons taire le
malaise et les difficultés que vivent beaucoup d’entre nous, en particulier des
religieuses qui exercent avec compétence une responsabilité pastorale, dans une
Église où le dernier mot revient à un prêtre, y compris lorsqu’il n’est pas
requis qu’il en soit ainsi.
Le travail des femmes dans l’Eglise doit trouver sa
place
Beaucoup de sœurs et de femmes laïques ont une mission
de formation. Pourtant, leur travail reste souvent dans l’ombre tant il est
habituel d’accorder plus de crédit à la parole d’un prêtre, fût-il moins
compétent. Les directives canoniques (c.766) concernant l’homélie réservée aux
ministres ordonnés n’empêchent pas de confier parfois la prédication à d’autres
; ne serait-il pas souhaitable d’avancer en ce sens lorsque les circonstances y
invitent (fête de la vie consacrée ou fêtes auxquelles tel ou tel institut est,
par charisme, plus sensible, ou en fonction des expériences ou compétences de
telle ou tel) ?
Un autre point nous préoccupe : dans des paroisses,
non seulement les filles ne peuvent plus être servantes d’autel, mais les
femmes ne peuvent pas donner la communion. Aucun argument théologique ni
liturgique ne fonde une telle pratique ; et même, ce sont essentiellement des
femmes qui portent la communion aux malades, dans le Service évangélique des
malades ! Quelle image de l’assemblée est ainsi donnée à voir ? Quel symbole
est mis en valeur ? Celui d’une saine relation hommes-femmes ou celui d’un
espace sacré où seuls les hommes et les garçons auraient droit d’accès ? L’état
baptismal ne donne-t-il pas accès à la plénitude de la vie chrétienne, que l’on
soit homme ou femme ? Là où l’ordination n’est pas requise – comme pour la
distribution du pain eucharistique -, pourquoi faire des différences entre
hommes et femmes ?
De telles attitudes relèvent sans doute d’une peur, en
large partie inconsciente. Certes, la peur d’un délitement des identités, dans
notre société, existe bel et bien. Nous la comprenons et ne la condamnons pas.
Mais n’est-il pas dommage de porter atteinte, à cause d’elle, à la nouveauté
évangélique ?
Notre désir est de travailler à des relations plus
évangéliques entre hommes et femmes dans l’Église. C’est à une femme, Marie de
Magdala, que le Seigneur a confié la première annonce de sa Résurrection ; ne craignons
pas d’en tirer tous les enseignements !
(1) Ancelles Sacré Cœur Jésus, Auxiliaires du Sacerdoce, Cénacle, Communauté Saint François-Xavier, Compagnie de Marie Notre Dame, Compagnie Ste-Ursule de Dole, Fidèles Compagnes de Jésus, Filles du Cœur de Marie, Sainte-Chrétienne, Institut des Sœurs de St Joseph, La Croix de Chavanod, La Retraite, La Xavière, Marie-Auxiliatrice, Oblates du Cœur de Jésus, Missionnaires d’Afrique, Petites Sœurs de l’Ouvrier, Province Jésuite d’Europe Occidentale Francophone, Religieuses du Sacré cœur de Jésus, Religieuses de Marie Immaculée, Saint Ursule de Tours, Sœurs Marie Réparatrice, Auxiliatrices Province France Belgique, Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy, Sœurs de Saint-André, Sœurs de Ste Clotilde, Sœurs du Christ, Sœurs de Saint Joseph d’Annecy, Sœurs de Saint Joseph de Lyon, Sœurs Missionnaire Notre Dame d’Afrique Province France, Ursulines du Cœur de Jésus à Lyon, Congrégation du Sacré Cœur de Jésus de St Aubin Les Elbeuf.
Le mieux est d’en parler! Les congrégations religieuses féminines ignatiennes organisent trois week-ends pour mieux connaitre la vie religieuse et avoir des éléments de discernement. Le premier a lieu du 29 novembre au 1er décembre 2019.
Silves, ville du diocèse d’Itacoatiara, Etat de l’Amazonas (Brésil)
Ce dimanche 6 octobre s’ouvre le synode sur l’Amazonie. Etant une congrégation franco-brésilienne, nous nous sentons encore plus en communion avec le Pape François et les 114 évêques d’Amazonie qui depuis près d’un an cheminent avec les laïcs, les prêtres, les religieux et religieuses de leurs diocèses. Comment donner un visage amazonien à l’Eglise? Comment apprendre des peuples indigènes le respect de la Nature? Comment vivre ensemble avec toutes nos différences, en laissant leur place aux minorités? Comment penser l’Eglise dans un contexte où les prêtres sont peu nombreux? Que l’Esprit Saint suscite la conversion des cœurs, illumine le discernement collégial et nous donne de rester unis.
Vous l’avez peut-être reçue dans votre boite aux lettres ou dans votre boite mail… mais si ce n’est pas le cas, vous pouvez la télécharger sur notre page « Lettre aux Amis ».
Cet été nous invitons les 18-25 ans à participer au Forum des Jeunes de l’Emmanuel à Paray. Cela se fera dans le cadre de Magis, Mireille, auxiliaire, accompagnera ce groupe.
Christ Basilique Paray
L’occasion de vivre cet été un grand rassemblement chrétien, dans la belle et sainte ville de Paray.